Pourquoi Ferrari reste leader en tant que marque de luxe qui, par ailleurs, fabrique des voitures

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La première voiture électrique de Ferrari a provoqué une chute brutale des cours dès sa présentation, mais le marché s’est une fois de plus trompé sur la stratégie de l’entreprise. La Luce a affiché complet jusqu’en 2027 en quelques semaines, confirmant une tendance que les investisseurs ont tendance à oublier : Ferrari se comporte comme une maison de luxe, et non comme un constructeur automobile, et ses résultats économiques en découlent systématiquement.

La voiture censée sonner le glas de Ferrari est arrivée à Rome un lundi soir de fin mai, illuminée de l’intérieur comme un meuble. Quatre moteurs électriques. Aucun bruit de moteur thermique. Un prix de départ de 550 000 €, soit environ 640 000 $. La presse spécialisée en design l’a qualifiée de trahison de tout ce que représentait le Cheval Cabré. La presse financière, quant à elle, a crié à l’erreur stratégique. À la clôture de la première séance, l’action milanaise avait chuté d’environ 8 % et l’action new-yorkaise d’environ 5 % – un verdict rendu avant même que la voiture n’ait roulé.

Pourtant, nous avions déjà avancé cet argument : le marché réagissait à l’esthétique de la voiture, et non à la stratégie de l’entreprise, et le succès commercial était inévitable.

Et finalement, c’est ce qui s’est passé.

La première voiture électrique de Ferrari affiche complet jusqu’à fin 2027, soit environ un an après le début des livraisons. Elle a été acquise par les mêmes collectionneurs fortunés que les sceptiques juraient ne jamais vouloir. Le cours de l’action, qui avait chuté lors de la présentation, s’est depuis redressé. Ceux qui ont vendu une entreprise valorisée à 60 milliards de dollars à cause d’une simple photo ont, une fois de plus, été trop optimistes.

Cette situation mérite réflexion, car elle n’est pas nouvelle. Ferrari connaît ce genre d’erreur tous les deux ou trois ans, et cela se reproduira. La raison ? Une erreur de catégorisation que le marché semble incapable d’éviter.

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