Décret sur les exportations en ligne: “Ce texte vise à faciliter la vie des entreprises”, assure un responsable du ministère du Commerce

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Inscription au Registre national des entreprises, un contrat d’inscription dans un système de paiement en ligne, prouver l’origine tunisienne des produits, …

Ceci n’est qu’une petite sélection des critères exigés par le ministère du Commerce pour les entreprises souhaitant s’inscrire dans le “régime spécial pour l’exportation des produits à travers les canaux numériques”.

Un décret, fixant ces critères a été publié récemment par le ministère, suscitant l’indignation de plus d’un. “Que de nouveaux obstacles et de la bureaucratie”, a commenté un internaute sur Facebook. “Une complexité qui ne peut que pousser les gens vers le circuit informel”, a commenté un autre.

Mais ce tollé contre ledit décret est-il justifié ?

Pas selon Khabbab Hadhri, directeur du développement du Commerce électronique et de l’économie immatérielle du ministère du Commerce et du Développement des Exportations.

“Ce texte a été mis en place dans le but de faciliter les procédures d’exportation aux entreprises tunisiennes qui vendent leurs produits en ligne”, a indiqué au Manager Hadhri.

D’après le responsable, sans ce régime spécial, les entreprises sont obligées d’appliquer des procédures douanières complexes et coûteuses à chaque opération d’exportation. “Ceci résulte en une importante perte de temps et d’argent pour les entreprises”.

Comment ce texte va-t-il résoudre ce problème ? “Grâce à ce décret, les entreprises ne vont plus avoir à appliquer les mesures douanières pour leurs opérations d’exportation qu’une seule fois par mois”, a-t-il indiqué. “Ces entreprises n’ont plus qu’à rapporter, le 15 de chaque mois, le rapatriement de leurs revenus en devise en Tunisie”, a ajouté Hadhri.

Les entreprises bénéficiaires de ce régime spécial pourront aussi soumettre l’ensemble de leur catalogue de produits à l’approbation douanière, au lieu d’avoir à se faire pour chaque article à exporter.

Khabbab Hadhri a souligné que le ministère reste ouvert à toutes les propositions pour améliorer ce texte et l’adapter aux besoins des entreprises.